Communiqué de presse du 23.05.2018

Communiqué de presse du comité de crise

Aujourd’hui, 23 mai 2018, les organisations (partis de gauche, syndicats et associations) qui font partie du comité de crise déposent à l’intention du Grand Conseil neuchâtelois deux motions populaires avec clause d’urgence:

1. «Pas question de payer votre crise!» – Cette motion populaire demande l’abolition du frein à l’endettement et aux dépenses, introduit en 2005. Donnant un droit de veto royal à une minorité du Grand Conseil, il déforme le fonctionnement démocratique et impose des contraintes financières drastiques à l’Etat qui ne peut pas investir là où c’est essentiel, notamment pour soutenir la population qui en a le plus besoin.

2. «Pour davantage de contrôleurs fiscaux!» – Le faible effectif des contrôleurs fiscaux ne leur permet pas d’effectuer les audits de comptabilité avec toute la rigueur nécessaire. Or, ces contrôleurs rapportent à l’Etat des sommes non-négligeables. Une meilleure dotation du service des contributions avec de tels collaborateur/trice/s permettra une lutte efficace contre la fraude fiscale.
Le comité de crise dépose également à l’intention du Grand Conseil et du Conseil d’Etat une pétition demandant aux autorités cantonales d’instaurer une contribution de solidarité sur les revenus et fortunes les plus élevés du canton.

Ces propositions visent à sortir le canton de la spirale infernale: baisse d’impôts – pertes de rentrées fiscales pour le canton et les communes – programmes d’économie, au détriment des plus défavorisés. Il est temps de donner un coup de barre et de se préoccuper des besoins et de la situation des majorités populaires, non d’une minorité (très bien) nantie!

Nous nous permettons de rappeler le préambule de la Constitution fédérale qui proclame: «La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres». Attaché à cette affirmation, le comité de crise demande instamment de réduire le fossé qui sépare les plus riches et les moins bien lotis de notre canton.