Le contexte

© Valdemar Verissimo

Le rappel des faits

Début 2021, la direction de la caisse Prévoyance.ne fait le constat dans un rapport soumis au Conseil d’État une amélioration substantielle de la santé financière de la caisse : les coûts de gestion de la caisse sont en baisse, la réserve de fluctuation de valeurs (RFV) et la réserve pour la baisse du taux technique sont entièrement constituées et enfin le plan de recapitalisation est en avance sur le chemin de croissance. Alors que la caisse est tenue de livrer un rapport au Conseil d’État tous les cinq ans (le prochain étant prévu en 2024) avec la décision de la reconduction ou non de la cotisation d’épargne supplémentaire, elle décide, face à ce constat, de prendre de l'avance sur l'agenda et de proposer au Conseil d'Etat de réduire les cotisations de 3 points de %. Ce dernier s'empresse de rédiger un rapport dans ce sens à l'attention du Grand Conseil.

Le 29 juin 2021, le SSP se réunit en Assemblée générale et décide de s'opposer à cette proposition car elle péjore grandement les espérances de rentes des assuré·e·s. Cette réforme est éhontément présentée par le Conseil d'Etat comme une hausse de salaire des assuré-e-s alors qu'il s'agit en réalité d'une baisse des espérances du salaire diféré (rentes) !
Le 28 septembre, le Grand Conseil décide à une courte majorité de baisser les cotisations de Prévoyance.ne de 3 points de % dès janvier 2022. L'amendement la gauche (PS, Les Verts, POP) qui propose un compromis visant à limiter la baisse de cotisation à 1,4%, est également refusé par une droite dogmatique (PLR, Vert'libéraux-Le Centre, UDC).