Les enseignantes de 1-2 Harmos demandent un réajustement de l'évaluation de leurs élèves

de: Claude Grimm

Les enseignantes de 1-2 Harmos du canton de Neuchâtel ont déposé le 9 mars au Château de Neuchâtel une pétition signée - en trois semaines! - par près de 75% d'entre elles.

Remise de la pétition au vice-chancelier de l'Etat de Neuchâtel par Marie Guinand, coprésidente de la section "enseignants" du SSP-RN, en présence du fonctionnaire Jean-Pierre Schindelholz, alias Vincent Kohler.

Cette pétition demande que le Département de l'éducation revoie la nouvelle évaluation des élèves de 1-2 Harmos que les enseignantes jugent trop lourde, compliquée et abstraite. L'humoriste Vincent Kohler - ancien enseignant et papa d'un jeune enfant - était de la partie pour dénoncer un langage pédagogique abscons... jusqu'à l'absurde!

Voici le lien sur la vidéo de la conférence de presse donnée par l'humoriste qui pour l'occasion a enfilé le costume d'un fonctionnaire de l'Etat de Neuchâtel:

https://www.claudegrimm.ch/OwnCloud8/index.php/s/a5gDhYOCZc79LYm

Voici le texte de la pétition:

Pétition pour un réajustement de l’évaluation en 1-2H
(Attention, cette pétition ne peut être signée que par les enseignantes de 1-2 Harmos !)

En lien avec le concordat Harmos, le canton de Neuchâtel a décidé d'évaluer les enfants de 1-2H.

En août 2013, des volontaires ont été mandatées pour tester le projet. À ce moment-là déjà, les participantes ont signalé des incohérences et ont demandé un report d'une année, ce qui n’a pas été pris en considération.
Le 21 mai 2014, un arrêté a été adopté avant même l’expiration de la phase de test et, par conséquent, avant que les rapports finaux aient été livrés. Une nouvelle fois, les enseignantes n’ont pas été écoutées !
Dès la rentrée d’août 2014, l'ensemble des enseignantes a dû appliquer cette évaluation qui demande trois documents par enfant (recueil de traces, validation des acquis et canevas d'entretien), ainsi qu’un entretien avec chaque parent.

Après une année de pratique, nous constatons :

  • Un malaise chez de nombreux parents qui ne comprennent pas la nécessité et le sens d’un document aussi détaillé et abstrait.
  • Une pénibilité inutile pour l’enseignante qui doit conceptualiser, réaliser et remplir trois documents par enfant qui, au final, n’apportent rien de plus.
  • Que les enseignantes sont moins disponibles pour les élèves.

Convaincues de la nécessité d'informer les parents et de maintenir un lien avec les familles, les signataires de cette pétition demandent que seul l'entretien avec les parents reste obligatoire. L’enseignante devra informer les parents sur l'évolution de leur enfant dans les différents domaines du PER et s'appuiera pour ce faire sur des traces (qui ne proviendront pas forcément toutes du même contenant) et sur les validations d'acquis qu'elle jugera nécessaires.

Le canevas actuel d’entretien doit être supprimé ou repensé par les professionnelles du terrain.

A noter que pour les enseignantes qui le souhaitent, il sera toujours possible d’utiliser la manière actuelle de procéder mais elle ne sera plus obligatoire.

Pour des raisons pratiques et représentatives, nous avons écrit ce texte au féminin. Nos collègues masculins nous le pardonneront.