Nouveau succès pour la grève des enseignants. Prochaine grève: le 24 novembre, reconductible le 25.

de: CLAUDE GRIMM, SECRÉTAIRE SSP - RÉGION NEUCHÂTEL

La grève organisée mercredi 9 novembre a rencontré le même succès que le 8 novembre.

Comme hier, le mouvement s’est poursuivi dans tous les districts du canton. Plusieurs centaines d’enseignants ont donc poursuivi la grève pour s’opposer à une nouvelle grille salariale dégradante pour les jeunes et les futurs enseignants, mais aussi pour marquer leur ras-le-bol face aux différentes mesures contre- productives imposées par le département depuis de nombreuses années, et signifier une réelle inquiétude quant à l’avenir de l’École neuchâteloise.

A 11h, une assemblée générale à la Maison du Peuple du Chaux-de-Fonds a réuni, comme hier, quelque 600 personnes.

L’assemblée a accepté à une très forte majorité le fait que les syndicats n’ouvrent pas de nouvelles négociations avec le Conseil d’Etat tant que celui-ci n’aura pas préalablement retiré sa grille salariale.

Par contre, suite aux propositions que la cheffe du Département de l’éducation et de la famille (DEF) a faites hier dans les médias, appelant les syndicats à discuter des conditions de travail, l’assemblée a décidé à une très large majorité de donner le mandat à ces derniers d’aller écouter, ce jour à 17h, ce que Monika Maire-Hefti a à communiquer.

Face à l’attitude de fermeture du Conseil d’État qui refuse de retirer sa grille salariale, l’assemblée a voté à la quasi-unanimité un nouveau jour de grève pour le jeudi 24 novembre, grève qui sera reconductible le 25 novembre.

Enfin, une pétition demandant le retrait de la grille salariale a été lancée hier lors de l’assemblée générale. Elle peut être signée par l’ensemble de la population.

Les enseignants en grève sont soucieux de la qualité de leur travail et conscients de son importance. En aucun cas ils ne veulent prendre les élèves en otage, mais désirent au contraire que le Conseil d’État cesse, lui, de jouer à la roulette avec les élèves et avec leur avenir en continuant inlassablement de dévaloriser leur profession.