Journée syndicale des enseignant-e-s

La traditionnelle Journée syndicale des enseignant-e-s s’est déroulée le mercredi 6 novembre à la Maison du Peuple à La Chaux-de-Fonds. Après les informations syndicales, l’assemblée a accueilli deux représentantes du mouvement des jeunes pour le climat. Cora Antonioli, présidente du SSP-Enseignement Vaud et vice-président du SSP Suisse, et Pierre-Yves Maillard, président de l’USS, ont abordé les enjeux du syndicalisme au XXIe siècle. Leur discours engagé a (re)motivé nos membres à se mobiliser pour défendre leurs conditions de travail.

L’assemblée a adopté quatre résolutions. La première, intitulée « Pour une évaluation des fonctions dans l’enseignement sans perdants », demande que ce processus, en cours, ne se fasse pas à coûts neutres et que les coûts engendrés soient à la charge de l’Etat. Elle revendique aussi qu’aucun-e enseignant-e ne subisse de baisse salariale dans le cadre de cette réévaluation et que la promesse – non encore tenue – du Conseil d’Etat à l’issue de la grève des enseignant-e-s, fin 2016, de réajuster les maximas de certaines catégories salariales soit effectuée de manière prioritaire.

Les enseignant-e-s ont également accepté une résolution demandant des mesures urgentes pour améliorer la réforme du cycle 3, qui a instauré un enseignement à deux niveaux dans certaines disciplines. L’assemblée demande au Département de l’éducation et de la famille (DEF): de mettre à disposition des moyens supplémentaires pour soutenir les élèves en difficulté; d’étudier la mise en place d’une section générale ou d’un troisième niveau pour éviter un nivellement par le bas et un décrochage des élèves; de trouver urgemment des solutions pour améliorer l’enseignement dans les branches hétérogènes; et de diminuer la charge administrative importante et la pénibilité du travail des enseignant-e-s engendrée par la réforme.
Une quatrième résolution adoptée demande que les recommandations édictées par le DEF concernant les devoirs à domicile ne deviennent pas des directives contraignantes. L’assemblée demande par ailleurs que des devoirs surveillés soient créés dans les différents cercles scolaires.

Last but not least, les présent-e-s ont accepté à l’unanimité une résolution appelant le Congrès national du SSP à soutenir une journée d’actions et de grève pour la justice climatique et sociale le 15 mai 2020. L’objectif de cette mobilisation internationale est d’empêcher les lobbies économiques de bloquer les décisions nécessaires pour faire face à l’urgence climatique.

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