Fermeture du CEFNA : plus de mille signatures pour maintenir les formations en compétences de base au sein de l’État

de: Communiqué de presse SSP et SAEN

Lancée par le Syndicat des services publics – région Neuchâtel (SSP-RN) et le Syndicat autonome des enseignants neuchâtelois (SAEN), la pétition intitulée « Réintégrons les compétences de base du CEFNA dans les centres professionnels » a récolté un millier de signatures. A l’heure où le chômage augmente fortement, il s’agit d’un signal fort en faveur du maintien d’une offre cantonale de formation de qualité pour les personnes les plus fragilisées.

En dépit de la crise sanitaire, le Syndicat des services publics – région Neuchâtel (SSP-RN) et le Syndicat
autonome des enseignants neuchâtelois (SAEN) ont récolté plus de mille signatures (1043) en faveur de la
réintégration des cours de compétences de base au sein des centres professionnels – ou au moins du
maintien dans le giron de l’État – et de la préservation de l’offre de formation cantonale pour les personnes
les plus démunies.

Pour rappel, à fin novembre 2019, le Conseil d’État annonçait la fermeture du Centre neuchâtelois de
formation (CEFNA) pour fin décembre 2020, ainsi que le transfert d’une partie de ses activités dans les
écoles professionnelles du canton. Quant au secteur des compétences de base (français, math, nouvelles
technologies, etc.), hormis quelques cours pour les jeunes migrant-e-s, il a été décidé de le supprimer, avec
à la clé l’annonce de la suppression de 16,3 EPT (sans compter les formateurs-trices occasionnels qui ont
immédiatement été remercié-e-s).

Les syndicats se sont alors mobilisés pour défendre les formateurs-trices exerçant dans le secteur des
compétences de base et chercher des solutions alternatives à l’abandon pur et simple de celui-ci au
moment où l’État mettait en consultation un rapport sur la formation continue reconnaissant la nécessité
de renforcer les compétences de base. Mais force est de constater que le Conseil d’État a fait la sourde
oreille.

De surcroît, depuis l’annonce de la fermeture du CEFNA, la situation a profondément changé. Depuis la
crise sanitaire COVID-19, le chômage est en forte augmentation et il sera certainement nécessaire de
redéployer les cours de compétences de base pour les personnes sans emploi. Quant aux cours destinés
aux migrant-e-s, s’ils seront en partie repris par l’État dans le cadre du projet ESPACE (Espace Social et
Professionnel d'Acquisition de Compétences et d'Expériences), il apparaît que ce dernier ne compensera de
loin pas les pertes engendrées par l’abandon de ce secteur assumé par le CEFNA. Les compétences des
formateurs-trices dont le Conseil d’État se débarrasse aujourd’hui manqueront probablement sous peu. Le
Conseil d’État refuse cependant de regarder la situation en face et de faire tout ce qui est en son pouvoir
pour préserver la qualité de la formation et les postes de ces spécialistes dans un contexte économique qui
s’annonce pourtant difficile.

Nous demandons dès lors aux autorités politiques – Conseil d’État et Grand Conseil – de trouver des
alternatives viables et de qualité au sein de l’État pour compenser la perte des formations en compétences
de base liée à la fermeture du CEFNA.

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