Le Syndicat des services publics région Neuchâtel (SSP-RN) a appris que le Département de l’éducation et de la famille (DEF) n’envisageait d’accorder qu’un soutien supplémentaire très insuffisant pour les élèves en difficulté ou en décrochage suite à la période de semi-confinement où l’école s’est faite à distance.
Il a été décidé d’augmenter de 1% le taux de référence utilisé pour calculer le nombre de périodes de soutien
pédagogique accordées aux centres jusqu’à Noël (17 semaines). Le DEF parle d’une augmentation de 25 à 33% du nombre de périodes de soutien selon l’année scolaire des élèves, ce qui a priori peut paraître intéressant. Mais les chiffres sont trompeurs car dans la pratique, cela correspond à une période de soutien par classe tous les quinze jours, soit une mesure très insuffisante pour espérer rattraper le retard pris par les élèves entre la mi-mars et la mi-mai.
Le SSP aurait trouvé plus judicieux de dédoubler les classes pendant une ou deux périodes par semaine sur une période peut-être plus courte dès la rentrée scolaire – donc pour un coût pas forcément beaucoup plus élevé – afin de pouvoir mettre rapidement en place un rattrapage digne de ce nom pour les élèves en difficulté ou en
décrochage scolaire ainsi que pour rattraper les notions qui n’ont pas pu être abordées.
Suite à la décision du Conseil fédéral de fermer les écoles dès le 16 mars, le SSP avait rapidement fait le constat que l’écart scolaire entre les élèves allait encore se creuser. Il avait donc exigé des autorités scolaires qu’elles mettent en place du soutien pédagogique supplémentaire pour les élèves ayant pris du retard ou ayant décroché durant le semi-confinement. Le DEF nous avait répondu que des mesures de soutien post-Covid-19 seraient prévues pour la rentrée scolaire 2020-2021, mais sans nous donner des chiffres précis, malgré nos demandes réitérées.
Au vu de ce qui précède, nous demandons au DEF qu’il revoie sa copie et mette en place un soutien pédagogique qui permette réellement de rattraper le retard accumulé et d’éviter qu’une partie des élèves soit sacrifiée suite à la pandémie COVID-19 !
