En revenant sur une décision qu’ils ont pourtant solidairement acceptée et se jouant des faits, les employeurs font preuve de déloyauté et de non-respect des règles démocratiques élémentaires. On peut se demander si cette manœuvre ne vise pas à dégrader l’atmosphère autour des négociations de la CCT Santé 21. CCT que les employeurs veulent péjorer encore plus.
Le 18 janvier dernier, la Commission faîtière a décidé que les négociations se dérouleraient en présentiel, dans le cadre prévu par la réglementation et en garantissant le respect le plus strict des mesures sanitaires. Se jugeant au-dessus des règles, les employeurs ont décidé de se soustraire à cette décision.
Pour la partie « employés », les négociations sont par essence même présentielles. Ainsi, elles garantissent l’équité des débats et sont conformes aux modalités déjà définies par les partenaires. Mais surtout, elles sont dignes des plus de 6500 collaboratrices et collaborateurs concernés par la CCT et à la hauteur des enjeux qui revêtent un intérêt public supérieur évident.
Face à ce blocage et à l’absence de perspective, la partie « employés », fidèle à l’esprit de responsabilité qu’elle affiche en faveur de la pérennité de la CCT, a proposé différentes options, dont celle de prolonger l’actuelle CCT pour quatre ans, afin de garantir au secteur sanitaire neuchâtelois une certaine stabilité et traverser au mieux la période sanitaire compliquée que nous connaissons. Les employeurs s’y refusent et ne proposent aucune autre piste.
Devant cette impasse et dans le but de garantir la suite des négociations, les représentants des « employés », en partenaires responsables, ont proposé une solution de sortie de crise. La partie employeurs l’a acceptée sans y toucher la moindre virgule, ainsi que le confirme l’information officielle du secrétariat de la CCT.
Cette communication, commune et validée par les deux parties, avait été préparée et a été diffusée auprès des institutions, du personnel sur le site cctsanté21.info. Pourtant les employeurs, se moquant des règles de fonctionnement de la CCT et du partenariat social, ont décidé de ne pas respecter cet accord mais de recourir aux médias pour communiquer des informations tendancieuses.
Les employeurs devront s’expliquer le moment venu sur de telles manœuvres qui ne font qu’envenimer les débats et les relations :
Affirmer, en pleine pandémie et au mépris de l’engagement inconditionnel du personnel, que la CCT est trop chère et qu’il faut encore baisser les conditions de travail est tout simplement irresponsable.
Affirmer encore que la CCT actuelle n’est pas assez flexible et que le personnel doit être corvéable à souhait, est irrespectueux de l’investissement sans faille des professionnel-les de la santé dans cette pandémie.
Le SSP n'admettra pas que les employeurs se cachent derrière des excuses fallacieuses !
Écoutez le débat entre Gabriel Bader et Yasmina Produit, secrétaire syndicale-régionale au SSP RN ! Appréciez ! ⇒ cliquez ici
| Downloads | ||
|---|---|---|
| 02.02.2021 | Communiqué de presse du 2 fév. 2021 CCT 21 | PDF (107,9 kB) |
