Victoire du SSP sur les salaires
Le SSP se réjouit que le Grand Conseil ait approuvé l’accord salarial entre les partenaires sociaux (échelon et 2.18% d’IPC), ainsi que le compromis de la commission financière qui a fait sienne la résolution du SSP adoptée à l’unanimité lors de la journée syndicale des enseignant-e-s du 6 novembre dernier et qui demande de débloquer la troisième colonne des « cases roses » (classes B à F).
Pour rappel, lors des négociations de la nouvelle grille salariale des enseignant-e-s, entrée en vigueur en janvier 2017, le Conseil d’État avait fait la promesse de débloquer les dernières annuités des classes B à I (« cases roses »), estimant que leurs salaires en fin de carrière entraient trop bas. Depuis, près de 8 ans se sont écoulés et seules deux « cases roses » ont été libérées. C’est donc une belle victoire pour le SSP qui défend sans relâche la fonction publique !
Le SSP-RN est également satisfait de constater que le gouvernement a pris en considération les conditions salariales du personnel de santé. Aujourd’hui, le Grand Conseil a voté un budget qui inclut un financement significatif pour ce personnel. Ce budget permet aux employeurs du secteur de la santé d'offrir à leurs employé-e-s les mêmes augmentations de salaire face au coût de la vie que celles accordées aux employé-e-s de l'État. Le SSP-RN espère que cette mesure qui contribue à améliorer les conditions salariales et la qualité de vie des professionnel-le-s de la santé sera respectée par les employeurs.
Regrets d'une baisse du coefficient fiscal cantonal
Le SSP-RN, qui craignait que deux baisses d’impôt successives en 2024 et en 2025 n’engendrent des mesures d’économies, regrette donc le vote du Grand Conseil en faveur d’une baisse du coefficient fiscal au niveau cantonal. Il est toutefois satisfait que les député-e-s aient renoncé à une baisse fiscale pour les communes, ce qui aurait impacté négativement leurs finances et donc probablement le personnel et les prestations à la population.
Le SSP-RN continuera donc à se battre afin d’éviter que l’État ne diminue ses prestations à la population et ne prenne des mesures d’économies sur le dos de la fonction publique. A noter qu’en cas de pression financière accrue sur certains secteurs sous-dotés, ceux-ci pourraient atteindre un point de rupture, ensuite difficilement rattrapable.
Pour rappel, le SSP-RN réclame de longue date des moyens supplémentaires pour les secteurs public et parapublic du canton qui se trouvent souvent sous pression à cause d’un manque de moyens et d’une dotation insuffisante en personnel :
- Dans l’éducation – par exemple pour mieux soutenir les élèves en difficulté, développer le co-enseignement, diminuer le nombre d’élèves par classe ;
- Dans la protection de l’enfance – par exemple pour permettre d’ouvrir de nouvelles places en institution et diminuer le nombre de mandats par intervenant-e-s en protection de l’enfant ;
- Dans différents services de l’État sous pression à cause notamment d’une dotation insuffisante en personnel ;
- Dans les secteurs du social et de la santé qui subissent une pénurie de personnel due notamment à des conditions de travail pénibles, une surcharge de travail et des salaires manquant d’attractivité.
