A la suite de la réponse du Conseil d’État du 20 octobre dernier à la question du 13 octobre de la députée Céline Dupraz, intitulée «Malaise au service pénitentiaire » (25.402), ainsi que des reprises médiatiques qui ont suivi, le Syndicat des services publics – Région Neuchâtel (SSP-RN), qui représente une partie du personnel des trois entités du Service pénitentiaire (Office d’exécution des sanctions et de probation (OESP), Établissement de détention La Promenade (EDPR) et Établissement d’exécution des peines de Bellevue (EEPB)) a décidé de donner publiquement sa version des faits.
Tout d’abord, le SSP tient à relever que la réponse du Conseil d’État contient des éléments problématiques, voire erronés, qui ne correspondent pas à la réalité de la situation sur le terrain.
En effet, si le Conseil d’État reconnaît l’existence d’une situation insatisfaisante, il met surtout l’accent sur l’OESP, qui fera l’objet d’un « diagnostic structurel complet » réalisé par un mandataire externe avec pour objectif une « transformation en profondeur ». Or le SSP souligne que le malaise au sein du SPNE est bien plus profond que ce que laisse transparaître la réponse du Conseil d’État. Les problèmes concernent l’ensemble du service – et non pas une entité en particulier – et les difficultés ne sont pas uniquement d’ordre structurel.
Le SSP constate effectivement qu’il y a un problème de management, et qu’il concerne tout particulièrement la direction du service.
Le SSP relève également que les missions du service ne peuvent actuellement être remplies qu’à hauteur des moyens à disposition, lesquels sont insuffisants, avec pour conséquence des risques en termes de sécurité et de protection de la population. A titre d’exemple, le SSP constate notamment un manque de personnel formé au sein des établissements de détention.
Au vu du contexte de crise actuel, le personnel et les cadres syndiqué-e-s du SPNE ont listé une série de problématiques qu’ils ont transmises à la cheffe du Département de la sécurité, de la digitalisation et de la culture (DSDC) par l’intermédiaire du SSP. Ils attendent désormais que des réponses concrètes, prenant en compte leurs préoccupations légitimes, leur soient données rapidement, au vu de l’urgence de la situation et des risques engendrés.
A ce stade, le SSP ne donnera pas d’informations supplémentaires, car il privilégie la résolution de la situation problématique avec la cheffe de département.
La Chaux-de-Fonds, le 24 octobre 2025
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| 24.10.2025 | Malaise au sein du Service pénitentiaire du canton de Neuchâtel : la crise est bien plus profonde que ce que le laisse entendre le Conseil d’État | PDF (126,2 kB) |
