Salaire minimum: le Parlement fédéral veut empêcher les bas salaires de respirer !

de: USCN

L'Union syndicale cantonale neuchâteloise (USCN) condamne fermement la décision du Conseil des Etats de donner la primauté des salaires contenus dans les Conventions collectives de travail (CCT) de force obligatoire sur les salaires minimaux cantonaux lorsque des derniers leur sont supérieurs. L'USCN s'opposera à cette attaque de toutes ses forces.

Eric Roset

Malgré l’opposition du Conseil fédéral et de 25 cantons sur 26, le Conseil des États, ladite «Chambre des cantons» a suivi le Conseil national dans sa volonté de donner la primauté des salaires contenus dans des Conventions collectives de travail (CCT) de force obligatoire sur les salaires minimaux cantonaux lorsque ces derniers leur sont supérieurs. L’Union syndicale cantonale neuchâteloise (USCN) condamne fermement cette décision qui s’oppose à la Constitution et aux décisions populaires cantonales. La concession faite par le Conseil des États de «laisser» les salaires minimaux neuchâtelois et genevois garder la primauté sur les salaires inférieurs des CCT de force obligatoire ne change strictement rien à la position de l’USCN. Ce d’autant plus que cette exception est complétée par l’interdiction faite aux cantons d’adapter les salaires minimaux à l’indice des prix à la consommation (IPC), ce qui correspond simplement à planifier leur abolition.

Le salaire minimum neuchâtelois, qui a été accepté par la population en 2011 déjà, à 54,4% «afin que toute personne exerçant une activité salariée puisse disposer d'un salaire lui garantissant des conditions de vie décentes», a largement fait ses preuves. Il est actuellement fixé à CHF 21.35 / heure : ce n’est de loin pas un luxe. Il permet de limiter les salaires de misère qui contraignent des personnes actives à plein temps à demander l’aide sociale pour boucler les fins de mois. Cela ne convient pas à la majorité parlementaire bourgeoise qui montre son mépris pour les mesures de protection élémentaire des salaires relevant de la politique sociale et préfère ainsi que la collectivité soutienne les profits des secteurs à bas salaires en poussant leurs travailleurs-euses vers le dernier filet social, à charge des cantons et des communes, donc des contribuables.

Remettre en question les salaires minimaux cantonaux d’une manière ou d’une autre est hors de question. L’USCN s’opposera à cette attaque de toutes ses forces.

Mercredi 18 mars 2026,

Union syndicale cantonale neuchâteloise


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